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Tirer les leçons.

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Nos parents travaillerons, dès l'hiver, deux années de plus. Les deux plus belles années de retraites, ces années de joie du temps libéré de l'aliénation du travail, transformées brutalement en deux pires années de travail. Insupportables sont ceux qui viennent à présent nous expliquer que "le match est fini". Non, la lutte n'est pas un match. Nous ne serons pas de bons perdants en perdant deux ans de vie. Puisque nous n'avons donc pas gagné, il convient de tirer les leçons de cet échec. Il faut dire que nous n'avons pas été si mauvais: les résultats de ces six mois de mobilisation sont clairs. En effet, les masses sont désormais conscientes d'une vérité: la classe dominante est prête à tout, y compris le pire, pour asseoir sa domination. Le néolibéralisme fait bien les choses, le patronat est sous perfusion: il ne peut rien sans le renfort du gouvernement. L'objectif de Macron avec cette réforme inutile et abjecte était donc celui là: nous mater, ...

Le travail, l'intrinsèque combat

Nous avons envie d'une victoire, d'une respiration. Plus encore, nous en avons besoin. Ce n'est pas seulement la question des retraites qui, depuis quelques semaines, est posée. A travers cette réforme, à travers ce symbole, c'est la question du travail. Le peuple n'en peut plus. Les dépressions sont dans les têtes, les fatigues dans tous les corps. Et des aides-soignantes aux cadres, des livreurs Uber aux lycéens, chacun voit que c'est ce travail qui nous mène au mur. Deux ans de plus, ce ne sont pas des courbes, des chiffres, c'est de la chair, de la vie. Nous ne voulons plus de ce travail aliénant, éreintant et productiviste qu'il soit manuel et usant ou intellectuel et stressant. Cette abjecte et idéologique réforme, c'est celle du capital qui, sentant sa fin arriver, dégaine ses dernières armes. Nous nous battons en ce moment dans la droite lignée du mouvement ouvrier, celui qui a obtenu dans l'histoire cette réduction du temps de travail, c...